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 L'Empire Dalentour

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Dante Ghiaccio
L'Algarade
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Messages : 72
Date d'inscription : 19/08/2016
Lieu d'origine : Marquisat de Hyi (Tharen)

MessageSujet: L'Empire Dalentour   Mer 29 Mar - 13:14

L'EMPIRE DALENTOUR


CLIMATS & GEOGRAPHIE

L'Empire dalentien couvre les littoraux occidental et méridional d'Irracya et s'étend assez loin dans les terres, permettant à celui-ci de recouvrir une grande variété de reliefs et de climats. Parmi les plus notables, nous retrouvons ceux des lieux suivants :

  • Dühr, capitale et centre névralgique de l'empire, occupe la partie littorale est du continent. Établie sur un delta qui favorise les productions agricoles aux alentours, elle vit au rythme des crues et des moussons auxquelles elle a su adapter son architecture : un réseau impressionnant de ponts et de canaux relient entre-eux les bâtiments au-dessus des eaux. Le port de Dühr est d'importance mondiale.

  • Les plateaux de Lies, berceau impérial, regroupe le plus gros de l'agriculture sous un climat ni continental, ni montagnard. L'explorateur romantique ira peut-être se perdre hors des sentiers pour profiter des ombres jetées par les ruines d'une capitale d'un autre temps. C'est ici que se tient le seul aéroport de Dalentour, les hauteurs permettant de donner aux bâtiments non-hybrides d'avoir l'élan nécessaire à un long voyage. Lieu historique et d'importance, les Plateaux suivent de près Dühr en tant que capitale marchande. Néanmoins, ses cuivres et autres métaux qui châtoient sous le soleil des reliefs font, dans leur imitation de l'esthétique naine, bien moins la fierté humaine.

  • Les vaux de Lies, Gwennaod et Duaod, créent une ponctuation curieuse de microclimats, alternant zones arides (les Gwennaods, qui réunissent les adrets au pied des plateaux, brûlés de soleil et asséchés par le vent) et points d'herbes pâles et grasses (les Duaods, aux ubacs). Cette zone, aux paysages impressionnants, dissimule nombre de cavernes, de mines et de ravines. La puissance hydraulique des cours qui les ont creusés alimente la production de pièces navales et aéronautiques, ainsi que d'exosquelettes.

  • La mer intérieure, Oëro, tient davantage de l'écluse d'eau douce que de la mer ou du lac : au carrefour de plusieurs sources issues des plateaux, cette cuvette d'eau vive (volcan maintenant éteint, mais connaissant encore quelques soubresauts d'activité sismique) se déverse dans l'océan méridional. Son climat océanique et sa terre noire permettent la culture de plantes et d'épices rares, aux propriétés médicinales ou magiques prisées des alchimistes et mages herboristes. Une moiteur fraîche s'élève souvent en épaisses couches de brouillard aux jonctions entre le jour et la nuit.

Ce qui reste de terres, industrialisées à différents niveaux, se voit partagé entre Amaëna au Nord (la grande forêt d'Irracya) et de vastes plaines champêtres.

FAUNE & FLORE

L'Empire Dalentour puise ses forces dans la grande diversité de ses paysages, servant de biotopes à quantité d'espèces différentes dont il fait le commerce parcimonieux, sa richesse lui permettant de vivre en autosuffisance. Les chairs les plus prisées dans l'exportation sont celles des aurochs des grandes plaines et des requins du Delta ; les fourrures, griffes et autres produits tirés des lions des plateaux rencontrent aussi un certain succès. Là où Dalentour s'érige en grand maître commerçant, c'est dans le domaine de l'alchimie, de la médecine et des arts culinaires (leurs pratiquants finissant souvent par poser leurs valises dans ces contrées), son territoire servant de foyer à une végétation aux propriétés infiniment intéressantes.

RACES & DEMOGRAPHIE

Elles sont diverses et les métissages fréquents, bien que peu encouragés et souvent maintenus illégitimes. L'Empire est bien souvent la seconde chance pour bon nombre d'exilés et races chassées qui doivent rivaliser d'utilité pour redorer leur blason (les vampires font un bon exemple). Loin d'être parquées dans des ghettos (la ville arbore avec fierté une population hétérogène au possible), les populations et races propres à certaines régions continuent de s'y concentrer. Chaque ville se construit en imitation de la capitale, pour ne marquer aucune préférence. Les populations ont rarement été déplacées de force, mais l'organisation en provinces permet à l'Empereur d'avoir une vue d'ensemble sur l'opposition qu'il pourrait ainsi déporter à loisir. Du côté des Hommes résidents de l'Empire, on constate de légères différences entre les peuplades du Delta, celle des Plateaux et enfin d'Oëro : les Hommes du Delta tendent à développer un léger hâle sous des cheveux blonds ou châtains, quand la peau pâle et mouchetée qui se retrouvera à l'intérieur des terres sera assortie de cheveux aux nuances plus chaleureuses ; pour ce qui est de la dernière région, les abords de la mer intérieure sont parcourus d'humains aux yeux et cheveux noirs comme l'ébène et au teint tirant parfois sur des notes de doré.

CULTURE


Histoire & relations


Puissance tant maritime que terrestre, Dühr a su se tailler un empire dans des alentours toujours plus étendus. Des rébellions l'ont néanmoins progressivement détachée de certaines de ses circonscriptions. On compte parmi celle-ci les îles Tharen qui ont réclamé leur indépendance suite à plusieurs divergences politiques et philosophiques. Cette indépendance obtenue dans le sang, l'archipel de Tharen est devenu le principal rival de l'Empire tant comme foyer humain, grand exportateur d'épices, mais aussi et surtout comme conquérant naval. Tous deux se disputent désormais des territoires sensibles et symboliquement forts, tels ceux de la région ceignant Oëro (marquisat de Hyi). Ces lieux conquis, aux frontières incertaines, sont devenus de véritables poudrières. Le reste du monde connu entretien des contacts réguliers avec Dalentour, et accepte volontiers de passer par les douanes aux entrées de ses villes fortifiées pour profiter de l'expérience inimitable qu'elles ont à offrir. Vis-à-vis d'Enarida, l'Empire réagit comme il en a toujours eu l'habitude : par la conquête de ce qu'il pourrait craindre. Il propose de belles récompenses aux soldats qui se sentent le courage d'y aller en éclaireurs, et beaucoup de condamnés se voient ainsi proposer une échappatoire à leur exécution ou mutilation.

Valeurs



  • En dehors de la figure de l'Empereur et de son Ordre, l'attachement aux valeurs d'autorité est faible, et il y a peu de distance entre un individu et un autre. Les différentes strates de la société sont régulièrement consultées sur tous les sujets : politiques, économiques, ... L'échelle des salaires est extrêmement resserrée, l'argent ayant d'ailleurs une valeur faible en tant que tel (d'autres types de pots-de-vin lui sont souvent préférés). Les privilèges sont honnis, et la propriété privée, quasi inexistante.

  • La recherche de l'harmonie est ce qui guide principalement la société impériale. Société collectiviste brassant une population extrêmement hétérogène, le conflit entre les partis (la partition même) est craint plus que tout. Il est de coutume de penser que seul un pouvoir fort maintenu au centre de toutes les activités saurait venir à bout de cette gageure : l'Empereur ou l'Impératrice sont érigés en figures parentales bienveillantes œuvrant dans ce sens. Les réseaux occupent une place d'importance dans cet objectif : l'individu naît dans une famille élargie (au sens littéral comme métaphorique, guildes artisanes et fraternités / sororités diverses étant du lot) où la loyauté monnaie la protection et l'affection des pairs. L'épanouissement personnel passe au second plan au profit du groupe, qui s'insinue souvent loin dans les vies privées. Au sein de Dalentour, les recrutements et les promotions se font le plus souvent suivant l'ancienneté et la fidélité à l'Empereur du groupe d'extraction.

  • La solidarité est un pilier d'importance au fonctionnement impérial : toute personne dans le besoin et libre d'allégeance est perçue comme un véritable trésor pour lequel les différents organismes d'importance (guildes et fraternités, notamment) seraient prêts à se battre. Nul n'est sans avenir, et chacun des grands piliers impériaux ne manque pas d'y aller de son orphelinat ou de ses évènements et lieux culturels ouverts au public, dans une visée toujours très prosélyte. L'échec scolaire n'est pas perçu comme problématique, et le travail n'est pas vu comme une fin en soit, mais plutôt comme un moyen de s'assurer une subsistance à soi et à sa famille.

  • L'harmonie et la crainte morbide du chaos étant centraux dans la pensée dalentienne, auxquelles s'ajoute la prégnance des réseaux dans le quotidien de tout un chacun, il est sûrement bon de souligner l'importante gestion des risques au sein de l'Empire, celui-ci s'étant porté garant de la sécurité et du confort de vie de ses sujets, dans toute leur diversité. C'est au prix de la vie privée que se paie bien souvent cette sécurité : la population toute entière est fichée et chaque sujet est suivit de près, du berceau jusqu'à la tombe. L'étranger, le marchand barbare venu d'au-delà du limes, est perçu comme inquiétant, plus encore celui qui se jouerait des traditions liées au tatouage. Les prisons dalentiennes (ou asiles dalentiens) sont connues pour leurs méthodes de rééducation mentalement difficiles, les peines d'enfermement variant selon la vitesse à laquelle se remodèle l'individu. Le système de production, lui, suit des plans bien définis par l'Empereur et son Conseil (le retard, même perçu par les civils, est intolérable).


Symboles



  • Dans l'architecture, les voûtes ogivales et les vitraux sont le dénominateur le plus commun des paysages et sont parmi les objets de fierté les plus travaillés de l'empire. En ville, les fresques bigarrées couvrent les bâtiments publics pour en éclairer la fonction aux yeux des badauds qui n'auraient pas une bonne maîtrise de l'écriture locale. Cette part belle faite à la peinture et aux couleurs (qui transparaissent parfois même sous l'eau) s'exprime aussi dans les lignes fortes et épaisses, vigoureuses de l'architecture, facilitant le chemin des yeux sur les indications innombrables qui baignent la rue. Fontaine, gargouilles, canaux : l'eau ne quitte jamais le champ visuel de l'observateur. Serres et jardins suspendus (agrémentés parfois de lanternes en papier) sont intégrés aux paysages urbains, donnant aux habitations collectives même les plus modestes un certain cachet.

  • Tatouages et brûlures marquent les peaux de bon nombre de sujets impériaux : leur port sera détaillé plus bas. Ils sont la marque de contrats et de promesses majeures, et mêlent allégories, idéogrammes et écriture cunéiforme impériale. Quand ces contrats sont honorés par les différents partis, les tatouages des contractants se voient parés de couleurs ; rompus, et le menteur ou le coupable se voit retirer son tatouage par brûlure.

  • L'animal héraldique de l'Empire est le Capricorne. Son drapeau est vert, et représente un carrefour bleu au liseré doré. Sa devise : "uni devant l'ennemi".

Rituels


La vie au sein de l'Empire est toujours publique, jusque dans ce qui pourrait être ses plus petits moments d'intimité : le secret est mal perçu, et il est d'usage de souvent faire l'étalage de ce qu'on n'a pas à cacher ; c'est néanmoins en toute humilité que ces démonstrations doivent être faites, les serments devant se faire entre égaux et donc en dehors de toute suprématie d'une race sur l'autre, le tout dans une politique aux accents forts d'égalitarisme sous l'Empereur.

  • Les élections se font aux différents niveaux de la société dalentienne : dès qu'une province s'est montrée digne de se débarrasser de son marquisat, il est permis à ses principaux organismes (guildes, fraternités et autres groupements) d'élire plusieurs potentiels représentants lors d'un premier tour (ils formeront le conseil provincial) ; c'est le tirage au sort qui désigne qui, parmi ces représentants, sera le porte-parole de la province à Dühr pendant sept ans. Les élections impériales, elles, ont lieu après que se soit éteint l'Empereur ou l'Impératrice : elle concerne les portes-paroles tirés au sort au moment du mandat interrompu, ainsi que les marquis alors en place, qui élisent entre-eux le nouveau dirigeant à vie de Dalentour. Ce dernier, divinisé, ne paraîtra plus à la foule que la peau couverte d'une solution safranée et vêtu de la tenue impériale dorée.

  • Les thermapolia sont des selfs en plein air ouverts au public où la nourriture est distribuée gratuitement en fonction des tickets de rationnement de chacun (un repas par jour et par personne en moyenne selon la classe professionnelle et le groupe d'extraction ; les enfants ont droit à un repas supplémentaire). Chaises et tables entourent le thermapolium, et serveurs et cuisiniers se relaient sans relâche jusqu'à l'heure du couvre-feu pour se tenir à disposition constante des sujets et des touristes. Destinés à la promotion de la culture culinaire de l'Empire, la nourriture est de qualité et réuni quelques uns des meilleurs ingrédients de la saison.

  • Les thermes et autres bains publics sont, au même titre que les thermapolia, en libre accès à des heures différentes selon le sexe, la race ou le statut, par exemple (bien que de telles règlementations soient rares), et pour éviter la propagation d'épidémies comme ce fut le cas en des temps reculés. La prestation seule de guérisseurs ou de masseurs de professions plus récréatives est payante. Ces lieux à la fois publics et discrets sont la place maîtresse des accords marchands ou politiques, voire de contrats plus subversifs.

  • Les jeux et autres activités culturelles sont proposées par l'état pour sa propre promotion. Il propose ses services jusque dans les fêtes privées d'importance marquant certains des grands passages dans la vie de ses sujets (baptêmes, serments de vocation et rites d'embaumement). Certaines fêtes annuelles marquent aussi les équinoxes et récoltes, comme le lâché de lanternes de la fête de l'ombre, des Gwennaods. Une fois par mois est célébrée par de grandes parades et expositions la culture d'une race impériale tirée au sort, il en est de même des productions des guildes.

  • La radio tient informée la totalité des sujets impériaux. Les communiqués sont rarement de nature privée sur les terres de Dalentour, en dehors de la correspondance écrite toujours en usage. La radio informe sur la qualité et l'encombrement des routes de terre, navigables, et aériennes, l'état du commerce, les discours et les tribulations politiques d'actualité. Plusieurs émissions visant à éduquer la population peuvent aussi circuler. L'écoute et le commentaire de la radio est une activité publique qui se fait dans les bars, thermapolia, parcs et autres grandes places. À la demande des guildes de poètes et de chansonniers, la radio n'intervient qu'à heures fixes et ne diffuse de la musique qu'en de rares occasions.

  • Les transports en commun strient de voies ferrées Dalentour tout entier : comme une toile, elles partent toutes de Dühr pour lui rallier jusqu'aux terres les plus reculées de l'Empire et assurent les trajets de plus longue haleine. Si quelques lignes de métros sont certes actives sous l'épiderme urbain, il est bon de noter qu'aucune gare ne se situe en ville : puisque d'accès gratuit pour permettre à la population des déplacements confortables, celle-ci doit néanmoins toujours passer les différents contrôles aux portes. Le plus gros des trajets sur courtes distances se fait à bête de monte (cheval, le plus souvent, bien que les figures politiques et envoyés officiels puissent se voir prêté un griffon ou une chimère sur-mesure).

  • Le couvre-feu marque en vérité une alternance entre les populations diurnes et les populations nocturnes. Bien qu'aucune obligation ne pèse sur les étrangers ou les mercenaires, il leur est vivement conseillé de les respecter.

  • La naissance est toujours un objet de joie et de célébration pour les groupes auxquels vont les serments de loyauté des parents. Leur protection descendant sur le sang de leurs membres, les allégeances de la mère ont systématiquement l'ascendant sur ceux du père, dont la reconnaissance n'a de réelle valeur qu'en cas de décès prématuré de la mère. C'est la guilde ou la fraternité toute entière qui veille sur la bonne éducation de l'enfant, sa santé et son développement optimal. Il peut arriver qu'il y ait abandon d'enfant sous X, moins souvent pour se débarrasser de l'enfant plutôt que pour le soustraire à la situation déshonorante de ses parents (union de deux races différentes, parent référent ayant été banni de sa guilde et ayant eu la main tranchée, ...). Dans ce cas de figure, l'enfant peut être confié à l'orphelinat d'une fraternité, sororité, guilde, etc. mais aussi à l'orphelinat de l'Empire, qui lui laissera une plus grande liberté de choix quant à son avenir (bien qu'en cas de besoin, l'Empire tende à rediriger tous les désœuvrés vers le service impérial, militaire comme fonctionnaire).

  • Le serment de vocation marque l'entrée dans l'âge adulte : arrivé à sa puberté, l'adolescent doit contracter pour la première fois de sa vie auprès d'une guilde, d'une fraternité ou de n'importe quel groupe équivalent, auquel il jure fidélité en échange de sa protection sur lui et son sang. S'il est l'aîné de sa famille, cette organisation sera celle de l'un de ses parents dont il devra poursuivre l’œuvre. Traditionnellement, l'adolescent présentera sa paume droite pour y recevoir les termes de son contrat (comprenant plusieurs clauses quant à ses obligations impériales) ; il peut néanmoins arriver qu'un gaucher puisse y présenter sa main gauche (celle servant normalement à l'autre contractant, celui qui lui offre sa protection). S'il devait lui arriver de contrevenir aux termes de son contrat, selon la gravité de sa faute il pourra lui être demandé de recevoir les brûlures en vigueur d'ordinaire, voire d'y laisser sa main toute entière. Selon ses promotions au sein de sa guilde, des changements peuvent être apportés à son tatouage : apprenti, quelques lignes seulement sur le dos de sa main indiqueront sa vocation ; compagnon, couleurs et cunéiformes donneront plus de galons à sa présentation ; maître enfin (après que son chef d’œuvre et donc l'accomplissement de son contrat a été reconnu), et les présentations figuratives les plus originales seront admises. Plus que pure esthétisme, ces modifications sont autant de codicilles supplémentaires. Les cérémonies accompagnant ces tatouages varient selon le groupe professionnel. Une fois membre de celui-ci, l'adolescent prend la vêture et les peintures du groupe (le maquillage pouvant être porté indifféremment du sexe).

  • Bien qu'avoir des enfants hors mariage soit courant et approcherait presque de la norme, le mariage est une cérémonie importante et est lui-même traité comme un contrat qui voit sa marque associée à son emplacement propre elle aussi : le cou, ce qui est une manière de le déclarer capital. Liberté absolue est offerte dans le choix de son ou ses partenaires (bien qu'il soit mal vu d'épouser un divorcé ou un veuf). Le mariage marque l'union de plusieurs individus renaissant métaphoriquement en tant qu'un seul et même être : le statut social et économique, ainsi que le corps de chacun deviennent la propriété commune des autres partis. Ce serment étant bien entendu lourd de sens, il concerne rarement uniquement les individus contractant mais met plutôt en évidence les arrangements de leurs guildes ou fraternités respectives. Sa force symbolique empêche tout édit des lois qui lui sont propres. Quiconque rompt ses serments de mariage, selon la gravité de sa faute, encoure les classiques peines de brûlure, mais encore et surtout la décapitation. Les craintes de ces sanctions amènent bien souvent des unions délétères à se poursuivre, menant parfois à la prostitution de l'un par l'autre à des niveaux variables. Même battu, un individu souhaitant le divorce doit s'attendre à recevoir les mêmes sanctions qu'un adultère (ce terme se rattachant ici à toute action opérée sans la permission des autres partis) : les brûlures.

  • La mort, qu'elle soit de hautes figures régionales, de guildes ou de fraternités, ou bien de basses figures en chemin vers la potence sont pour la plus grande part publiques, comme bien des aspects de la vie dalentienne. Accompagnées de processions de circonstance, pourvues par la famille, l’État ou les groupements socioprofessionnels concernés. Le temps semble parfois s'y suspendre : les sons comme les odeurs, tout y cesse soudain, comme arrêté entre deux battements de cœur. La vie dalentienne toute entière s'y interrompt l'espace des quelques minutes de procession avant qu'au soir ne débutent les célébrations. Dans le cas de la procession funèbre de l'Empereur, plusieurs cornes d'abondance de tout ce que son règne à offert à son peuple sont transportées par son cortège et consommées dans la nuit après une journée de jeûne, quand il s'agit de nourriture. La mort étant une chose aussi publique que la vie, il n'existe pas de cimetière à proprement parler à Dalentour ; des lieux de recueillement existent néanmoins dans chaque ville et des photophores sont laissés à disposition des endeuillés. La fête de l'ombre et son lâcher de lanternes est la célébration des morts et des ancêtres guidant et veillant sur les vivants.

Héros



  • Le mercenaire / soldat est une figure importante de la culture dalentienne, et le mercenaire dalentien, le corps couvert des tatouages de ses contrats, est réputé pour l'infinie qualité de ses services. Il est d'ailleurs le seul à pouvoir atteindre un titre nobiliaire temporaire (néanmoins héréditaire) en devenant marquis des provinces les plus jeunes, ralliées par le fer ou l'encre à des degrés divers. Le marquis est chargé de réprimer les révoltes et est libre d'employer les méthodes qu'il jugera les plus aptes à faire des sujets de son marquisat de bons administrés impériaux. Deux missi dominici, dont un tiré au sort parmi les autres mercenaires, s'assurent néanmoins de leur respect des contraintes impériales (le second est, lui, choisi par l'Empereur lui-même).

  • L'héritier et l'orphelin illustrent nombre de contes où ils s'opposent ou se complètent dans leur recherche et leur respect de l’œuvre à poursuivre d'un parent.

Souvent, quand j'allais m'adresser aux marquis établis aux frontières, ils levaient leurs deux mains dans ma direction avant de serrer la mienne. Comme s'ils les présentaient, ils ponctuaient leur mouvement par ce qui devait être la maxime officieuse du pays : "supplie, et ordonne".

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