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 Les Liches de Féia

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Dante Ghiaccio

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Messages : 55
Date d'inscription : 19/08/2016
Lieu d'origine : Marquisat de Hyi (Tharen)

MessageSujet: Les Liches de Féia   Ven 28 Avr - 14:58

LICHES


Nation :
Les plus notables d'entre-elles étant d'anciens mages, elles se rencontrent le plus souvent au détour de l'Archipel de Tharen. Le processus est courant chez les moines Astrions: ils sont appelés alors reliques astriones. Plus rarement, on peut croiser quelques liches guerrières gardant les ruines d'un ancien royaume sur les plateaux de Lies.

Physique :


  • Physionomie

Bien que la liche conserve pendant longtemps les restes de son défunt corps préalablement embaumés, la liche elle-même se réduit à l'objet servant de réceptacle à son âme et peut posséder n'importe quel corps mort. Si ledit réceptacle peut, en théorie, être n'importe quel objet cher au défunt mage qu'il aura chargé tout au long de sa vie de ses affects et souvenirs, dans les faits, les pierres philosophales sont marquées d'une nette préférence: pierres transparentes creusées et finement gravées, portées au moment du décès elles se colorent et s'opacifient comme elles se chargent de l'âme du défunt. Les plus translucides d'entre-elles sont souvent la marque d'un transfert fait du vivant du mage, et donc partiel de sa personne: il peut s'agir d'une partie ou de la totalité de ses pouvoirs ou d'un moyen de se débarasser d'une partie de lui-même (une peur, un souvenir, ...); les raisons de tels transferts sont légions.

  • Physiologie

La liche, dans son fonctionnement, rappelle n'importe quel mort-vivant invoqué par nécromancie avec néanmoins quelques particularités notables:

    la liche possède de sa volonté propre le ou les corps dont elle se sert. Selon sa maîtrise de la magie et de sa nouvelle forme, ce contrôle peut se faire à distance; cette pratique reste rare, puisque la qualité de transfert de ses pouvoirs est proportionnelle à la proximité du corps possédé et de son âme;elle peut aussi partiellement posséder un corps vivant (en éprouver les sensations et en influencer les mouvements) si les conditions suivantes sont réunies: le réceptacle ou phylactère est en contact direct avec le corps, son possesseur originel est soit inconscient soit accepte de léguer ce contrôle (le degré nécessaire est variable selon la puissance de la liche) et la magie peut librement circuler dans l'environnement;la liche s'incarnant dans les cadavres sans être ces cadavres, elle perçoit le monde sans y être sensible: toute notion de douleur ou de plaisir physiques n'est plus éprouvée qu'en possédant des corps vivants et finit généralement par ne plus être qu'un vague souvenir de leur vie passée, pouvant occasionner des résultats variables sur leur mental.

Du reste, la liche conserve les capacités mentales et magiques acquises de son vivant tout en pouvant les affiner indéfiniment tant que sa relique reste intacte, la destruction de celle-ci et de celle-ci seule pouvant entraîner sa mort.

Coutumes :
La liche elle-même pouvant être le produit de nombre de conditions et de cultures différentes, elle ne semble partager au cours de sa seconde existence que peu de rituels avec ses pareilles. Néanmoins, la rareté de ces individus fait que les rites préparant au transfert de son âme conservent beaucoup d'invariants:

    Les mages et les moines astrions sont les principaux concernés: quand il s'agit d'une décision de groupe comme celle d'une confrérie, faire de l'un des leurs une liche revient autant à le sacrer qu'à en faire une source primaire et inépuisable de savoirs pour former les novices ou apprentis; s'il s'agit d'un choix individuel, cela peut être aussi bien lié au désir de surmonter la mort, de lui échapper par attachement au monde matériel (de telles liches sont bien entendu honnies des premières) que dans l'optique de poursuivre des recherches qui n'auraient pas eu l'aval d'une confrérie ou d'une guilde. Certains guerriers émérites de l'ancien royaume de Lies auraient prononcé le souhait de toujours le protéger, même par delà la mort, et auraient été aidés dans cette voie par quelques alchimistes de l'époque; des légendes raconteraient même que les reliques de leur souverain règneraient encore dans les ruines de sa forteresse. Ainsi, seules des personnalités d'importance sont concernées par cette transformation, bien que quelques expériences plus ou moins fructueuses sur des esclaves (dont la résistance faible les ramenaient vite au stade le plus ingrat des morts-vivants) puissent errer çà et là.Le support choisi comme future relique de la liche est décisif tant pour sa longévité que pour définir l'étendue de ses possibles en matière de déplacements. Incapable de déplacer elle-même son phylactère, à moins de posséder un corps, celui-ci doit être à la fois aisément transportable, solide et discret. Une fois l'objet rempli de son âme, la moindre de ses modifications engage la survie de la liche, son intégrité mentale et provoque de terribles douleurs qu'elle partagera avec son corps actuel. Parlant d'intégrité mentale, il faut souligner que ces termes sont à prendre tant au sens propre qu'au figuré: morceler le phylactère, si cela ne le détruit pas, peut pousser la liche à la folie comme la séparer de certains de ses souvenirs ou traits de caractère. Au delà de ces recommandations, les réceptacles (et donc les liches même) peuvent se greffer à des objets qu'ils infuseront de leur puissance plus sûrement que des âmes forcées à le faire (et donc vouées à s'éteindre de fatigue spirituelle entre les mains de relayeurs) ou peuvent parfois être transmis comme amulettes protectrices qui agiront comme les gardiens de leur porteur; cette dernière possibilité se fait au sein des grandes familles ou en cadeau à certains empereurs à qui certains soldats seraient prêts à vouer plus que leur vie.Si le corps du mage se trouve être préalablement embaumé pour garantir une conservation optimale, c'est moins par nostalgie que par nécessité: seul le corps d'un mage entraîné est habilité à recevoir subitement une connaissance et une puissance séculaires. Une fois son ancien corps perdu ou détruit, sa préférence ira à d'autres enveloppes organiques (contre des corps d'automates) qui permettent une transmission plus complète de leurs capacités, au détriment de leur durabilité: en effet, celui-ci subira une décomposition plus prononcée à peine ralentie par les éventuels embaumements. De la même manière, les corps vivants possédés risquent une détérioration de leur fonctionnement s'ils n'ont pas été convenablement préparés à accueillir la liche. Pour revenir enfin au manque de sensations que leur procure leurs enveloppes cadavériques, celui-ci tend à déshumaniser progressivement les liches et à les couper de manière de plus en plus marquée des préoccupations terrestres. Touchées ni par la fatigue ni par la faim ni même par la souffrance ou le plaisir physiques, leur morale tendra à s'effriter peu à peu au profit de l'accumulation de leurs savoirs. Pour y parer, les mieux entourées (dans le cas de fraternités, par exemple) auront un contact régulier avec des enveloppes vivantes pour partager la banalité de leur quotidien... ou profiter d'épisodes plus atypiques de leur vie. Si la liche décide de s'incarner, c'est autant pour faciliter ses déplacements et la discussion que pour user de sa magie: les mages les plus avancés dans leur art étant rarement mentalistes, il leur faut pouvoir se mouvoir ne serait-ce que pour tracer, signer, réciter ou écouter avec plus de liberté.

Histoire :
La pratique qui a permis la naissance des liches se transmet depuis des temps immémoriaux; d'aucuns disent depuis que la mort est crainte. Nées avant même la première pierre philosophale, les premières liches ont inspiré la crainte avec raison; mais si la pierre des sages a fini par prendre cette appellation, c'est bien par l'intervention de mages et d'utilisateurs ayant fait preuve de plus de déontologie dans leur chemin vers l'immortalité. Vécue plus comme un statut que comme race à par entière dans la plupart des fraternités, la liche est devenue un symbole d'ascétisme profond autant que de sacrifice... à opposer toujours à celles qui se sont vouées à l'égoïsme et à la recherche de puissance plutôt que de sagesse.

NOTE ! Comme tous les objets enchantés et les mages, les liches et leur utilisation sont sous le coup de plusieurs restrictions: pour employer un objet enchanté, il faut en connaître le nom (ici le nom de la liche l'habitant); en prononcer le nom annule temporairement les pouvoirs de l'objet (à l'instar des mages; c'est pourquoi la plupart des liches œuvrent sous un pseudonyme elles-aussi).

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